Des difficultés pour adopter en France

Le nombre de français qui souhaitent devenir parents en faisant appel à l'adoption a fortement augmenté : il a triplé en quinze ans pour atteindre le chiffre de 23 000 en 2001. En france, plus qu'ailleurs les démarches relatives à l'adoption d'un enfant que nous venons d'énumérer précédemment,  constituent un processus long et difficile, car, contrairement au nombre de demandes il y a  très peu d'enfants français adoptables.  Du fait de la progression de la contraception médicale et de l'interruption volontaire de grossesse,  le taux de naissances non désirées a fortement diminué.
Il existe trois raisons pour les quelles un enfant français est adoptable:
- Les enfants dont le père et la mère ou le conseil de famille ont consenti à l’adoption : enfants principalement confiés au service de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ou autre. Les enfants non désirés ne sont que rarement proposés à l'adoption; en cas de difficultés familiales, les enfants sont remis à des familles d'accueil pour ne pas couper les liens.
-Les pupilles de l’Etat : enfants recueillis par le service de l'ASE, ceux ci constituent la majorité des enfants adoptables. Les enfants pupilles de l’Etat bénéficient d’un régime de tutelle particulier. Cette tutelle est exercée par le préfet du département (qui prend le rôle de tuteur) et le conseil de famille des pupilles de l’État.
- Les enfants déclarés abandonnés suite à un désintérêt de leurs parents depuis plus d’un an (article 350 du Code civil) par décision de justice, sont pris en charge soit par le service de l’ASE,soit par un établissement ou un particulier. Ils deviennent majoritairement des pupilles de l'état. Le nombre de pupilles de l’État est en constante diminution, il est passé de 24000 à 3300 en 1997. Tous les pupilles n’étant pas adoptables, seulement un tiers sont placés dans une famille en vue de leur adoption. Au cours de l'année 2001, sur 1195, seulement 461 pupilles de l'état ont été adoptés. Les pupilles de l’Etat peuvent être adoptés par les personnes à qui l’ASE les a confiés pour en assurer la garde (uniquement quand les liens affectifs établis entre la famille d’accueil et l’enfant justifient cette décision), ou par des personnes désireuses d'adopter qui disposent d’un agrément.


Du fait du faible effectif d'enfants français adoptables, de nombreuses personnes souhaitant adopter sont contraintes de se tourner vers l'étranger car il faut savoir qu'en moyenne en France le temps minimum d'attente est de 3 ans.


De plus, la loi française pose de nombreuses conditions encadrant l’adoption et sa procédure : Lorsqu'il s'agit d'un couple, ils doivent obligatoirement être mariés et depuis au moins deux ans si les deux époux sont âgés de moins de 28 ans. Elle est également ouverte aux célibataires âgés de plus de 28 ans mais aussi aux homosexuels seulement si l'un deux adopte en tant que célibataire. Le Code civil exige une différence d’âge de 15 ans entre l’adoptant et l’adopté. L’adoption est soumise aux lois du 11 juillet 1966 et du 5 juillet 1996.

Face aux 25 000 familles en attente, le célibat pèse lourd dans la balance des adoptions sur le territoire français. Les personnes Pacsés ou vivant en concubinage, n’auront pas la possibilité de déposer leur dossier. Grand nombre de personnes dans cette situation ou célibataires, se tournent alors vers l’étranger dans des pays où les conditions sont moins strictes. Malgré ces nombreuses conditions, la France reste plus indulgente que dans certains pays, comme Djibouti : les personnes souhaitant adopter doivent être agées de plus de 30 ans et doivent avoir au moins 15 d'équart avec l'enfant. Les couples doivent être mariés depuis au moins 5 ans qu'ils aient des enfants ou non et les célibataires peuvent également adopter. Mais aussi comme le Vietnam l'adoption est ouverte aux couples et aux célibataires mais est refusée aux homosexuels. Les adoptants peut adopter à condition qu'ils aient 20 ans d'équart avec l'enfant et qu'ils appartiennent à un pays qui a signé une convention avec le Vietnam comme la France par exemple.


Le nombre d’enfants adoptés à l’étranger, reste malgré tout inférieur à la demande. En effet, les adoptions internationales ont progressé de 2 000 à 4 000 par an, et le nombre d'agréments délivrés chaque année est passé de 4 858 en 1987 à 7 918 en 2001 mais cela ne suffit toujours pas à combler toutes les demandes.

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