L'intégration de l'enfant dans la société

Durant les premières semaines qui suivent l'arrivée de l'enfant dans la famille, les parents ont le droit de bénéficier d'un soutien professionnel en cas de problème : assistante sociale, pédopsychiatre, médécin traitant...
Le visa valable 1 an délivré par le pays d'origine permet à l'enfant de circuler dans le pays adoptif (France); avant péremption, les parents adoptants doivent faire les démarches auprès du tribunal de grande instance de Nantes afin d'inscrire l'enfant sur le livret de famille et donc de lui donner le même nom de famille, cette transcription annule l'acte de naissance d'origine. Ainsi, l'enfant est considéré comme français et a désormais les mêmes droits qu'un enfant biologique.
Comme pour un enfant biologique dès son arrivée dans le foyer des parents adoptifs, l'enfant a droit à un carnet de santé demandé auprès de la Sécurité Sociale, ce qui lui donne droit à une protection sociale.
L'un des parents a le droit à des congés "post adoption" d'une durée de 10 à 18 semaines en fonction du nombre d'enfants à charge.
Dans le cas d'une adoption plénière où les deux parents sont français l'enfant adopté (d'origine étrangère) acquière la nationalité française (article 20 du code civil), en revanche, si un seul des parents est français l'enfant pourra obtenir la nationalité de son choix les 6 mois précédant sa majorité s'il a gardé sa nationalité d'origine.

Les problèmes d'adoption résultent aussi d'une adaptation: assimilation ou acculturation?

Lors d'une adoption des différences naissent entre l'adopté et les adoptants au niveau de la socialisation, donc des cultures. L'enfant a eu une vie avant d'être adopté sachant que plus l'enfant est âgé plus il a vécu de choses qui peuvent créer ces différences et donc enrichir ou perturber son intégration au sein de la société. Deux possibilités s'ouvrent à lui : soit il adopte la culture du pays et de la famille qui l'ont adopté en reniant ses origines, il s'agit ici d'une assimilation ou alors il se crée une diversité culturelle en adoptant les deux cultures à la fois, on parle d'acculturation.
L'UNESCO protège le capital culturel des pays afin qu’ils n’oublient pas leur culture et gardent leurs traditions. Si l'enfant adopté rejette la culture du pays d'accueil il s'agit d'un phénomène de contre-culture. Les familles adoptives sont en quelque sorte les médiateurs entre l'enfant et les différentes cultures qui souvrent à lui car elles leur permettent d'accepter ou de rejeter ces cultures.
Les parents adoptifs doivent faire face aux troubles dont l'enfant peut souffrir, liés à sa vie passé (abandon, perte d'un parent, guerre, mauvais traitements...) ou à sa difficulté d'intégration dans la famille (relation avec les frères et soeurs, les proches...).
En outre, au moment de l'adoption pleinière les registres de l'état civil français n'indiquent pas qui est la famille d'origine : les noms des adoptants apparaissent comme étant ceux des parents légitimes mais le fait de cacher à l'enfant sa condition d'adopté peut avoir de graves conséquences sur son équilibre s'il la découvre par hasard.

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